Centre de référence des dermatoses bulleuses toxiques et toxidermies graves – TOXIBUL

Le centre de référence TOXIBUL prend en charge les dermatoses bulleuses toxiques (syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell ou nécrolyse épidermique toxique, érythème pigmenté fixe bulleux généralisé, dermatose bulleuse à IgA d’origine médicamenteuse), les autres toxidermies graves (DRESS, PEAG) et l’érythème polymorphe majeur.

Il est labellisé depuis 2005 dans le cadre du Plan National Maladies Rares (PNMR3 en 2017).

Le site coordonnateur du centre de référence TOXIBUL comprend les services de Dermatologie et de Réanimation médicale de l’hôpital Henri Mondor à Créteil.
Les sites constitutifs sont à l’hôpital Édouard Herriot à Lyon, et à l’hôpital Necker à Paris (prise en charge des enfants).
Huit sites de compétences y sont rattachés, répartis sur le territoire métropolitain et en Guadeloupe.

Les missions du centre de référence TOXIBUL sont :

  • Le soin (prise en charge des dermatoses bulleuses toxiques, autres toxidermies graves, et érythème polymorphe majeur) en phase aiguë et au stade de séquelles.
  • La recherche clinique et fondamentale sur les dermatoses bulleuses toxiques (syndrome de Stevens-Johnson et de Lyell notamment).
  • L’enseignement sur les toxidermies graves.
  • Des réunions de concertation nationales pluridisciplinaires (RCP) sont organisées tous les deux mois pour discuter les dossiers difficiles.

Une toxidermie est une réaction d’hypersensibilité retardée à un médicament.

Elle survient typiquement plus d’une heure après la prise d’un médicament (au contraire de l’hypersensibilité immédiate qui survient moins d’une heure après).

Les toxidermies touchent 1% des sujets traités par un médicament.

Les toxidermies les plus fréquentes sont les éruptions à type d’exanthème maculopapuleux ou d’urticaire retardée. Les signes de gravité incluent la présence de décollements cutanés, d’érosions des muqueuses, ou des signes généraux (fièvre, altération de l’état général) ou biologiques (atteinte hépatique ou rénale).

Les toxidermies graves sont beaucoup plus rares, représentant 1% des toxidermies. Certains facteurs génétiques y prédisposent pour certains médicaments.

Dans tous les cas, l’arrêt du ou des médicaments déclenchant est une urgence et le patient doit être adressé en service spécialisé. La prévention des récidives passe par la remise d’une carte d’allergie et l’exploration allergologique si nécessaire.

Tous les cas doivent être déclarés en pharmacovigilance.

Le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell (ou nécrolyse épidermique toxique) sont des toxidermies rares (6 cas/million d’habitants/an en France) et sévères.

Elles se caractérisent par des lésions bulleuses cutanées évoluant vers des décollements cutanés plus ou moins extensifs et/ou des érosions muqueuses. Ces syndromes correspondent à la même maladie et ne se différencient que par le pourcentage de surface atteinte (syndrome de Stevens-Johnson <10 %, syndrome de chevauchement entre 10 et 29%, syndrome de Lyell ≥ 30%).

Ils surviennent dans un délai de 4 à 28 jours après la prise d’un nouveau médicament. Dans 15% des cas, aucun médicament déclenchant n’est identifié. Des causes infectieuses ou auto-immunes sont alors possibles.

La gravité de la maladie est liée à l’âge, au pourcentage de la surface corporelle décollée et aux complications qui peuvent survenir et menacer le pronostic vital : infections à point de départ cutané, atteinte respiratoire, insuffisance rénale… La mortalité globale est de 15%. La cicatrisation survient en 3 semaines environ.

Après la phase aiguë, des séquelles sont possibles, principalement cutanées, ophtalmologiques et psychiques, qui peuvent altérer la qualité de vie à long terme.

Le traitement repose à l’heure d’aujourd’hui essentiellement sur les soins symptomatiques (« de support ») en service spécialisé. Aucun traitement immuno-modulateur n’a fait la preuve de son efficacité.

Les dermatoses bulleuses toxiques comprennent :

  • L’érythème pigmenté fixe bulleux généralisé.
  • La dermatose bulleuse à IgA linéaire médicamenteuse.
  • Le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell.

La dermatose bulleuse à IgA linéaire médicamenteuse
La dermatose bulleuse à IgA linéaire médicamenteuse est une forme particulière de cette maladie bulleuse habituellement auto-immune, idiopathique dans ¾ des cas, mais déclenchée par un médicament dans ¼ des cas, notamment chez l’adulte.
Le médicament le plus souvent responsable est un antibiotique, la vancomycine. La cicatrisation est généralement rapide après arrêt du médicament déclenchant, spontanément ou sous dermocorticoïdes.

L’érythème pigmenté fixe bulleux généralisé
L’érythème pigmenté fixe bulleux généralisé est une toxidermie touchant essentiellement les sujets âgés. Il survient dans les heures ou quelques jours qui suivent la prise d’un médicament, sans qu’il y ait forcément d’antécédent allergique du même type connu par le passé.
L’atteinte cutanée est caractérisée par des décollements bien limités de la peau, le plus souvent sans atteinte muqueuse. La cicatrisation survient en 2 à 3 semaines. Le risque est celui d’infections à point de départ cutané ou de décompensation de tares sous-jacentes chez les sujets les plus âgés.

Le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell
Le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell (ou nécrolyse épidermique toxique) sont des toxidermies rares (6 cas/million d’habitants/an en France) et sévères, se caractérisant par des lésions bulleuses cutanées évoluant vers des décollements cutanés plus ou moins extensifs et/ou des érosions muqueuses. Ces syndromes correspondent à la même maladie et ne se différencient que par le pourcentage de surface atteinte (syndrome de Lyell ≥ 30%, syndrome de chevauchement entre 10 et 29%, syndrome de Stevens-Johnson <10 %).

Ils surviennent dans un délai de 4 à 28 jours après la prise d’un nouveau médicament. Dans 15% des cas, aucun médicament déclenchant n’est identifié. Des causes infectieuses ou auto-immunes sont alors possibles.

La gravité de la maladie est liée à l’âge, au pourcentage de la surface corporelle décollée et aux complications qui peuvent survenir et menacer le pronostic vital : infections à point de départ cutané, atteinte respiratoire, insuffisance rénale… La mortalité globale est de 15%. La cicatrisation survient en 3 semaines environ.

Après la phase aiguë, des séquelles sont possibles, principalement cutanées, ophtalmologiques et psychiques, qui peuvent altérer la qualité de vie à long terme.

Le traitement repose à l’heure d’aujourd’hui essentiellement sur les soins symptomatiques (« de support ») en service spécialisé. Aucun traitement immuno-modulateur n’a fait la preuve de son efficacité.

Les patients que nous prenons en charge sont des patients hospitalisés en phase aiguë, se présentant directement via les urgences dermatologiques ou par transfert d’un autre hôpital, venant de la région, de province et parfois des DOM-TOM.

Les patients sont pris en charge, selon leur gravité, en dermatologie ou en réanimation médicale.

Après la phase aiguë les patients sont dirigés en séjour de rééducation pendant au moins un an, parfois plus et ils bénéficient d’une prise en charge multidisciplinaire prolongée des séquelles et d’une prise en charge allergologique.

Pour les patients ne pouvant être transférés dans le service, le centre assure la transmission du protocole de soins, du PNDS et l‘aide à l’imputabilité médicamenteuse.

Chef de service
Pr Pierre WOLKENSTEIN – Dermatologue

Chef de service Réanimation médicale
Pr Armand MEKONTSO DESSAP

Médecins coordonnateurs
Pr Saskia ORO – Dermatologie
Pr Nicolas DE PROST – Réanimation médicale

Médecins associés
Dr Haudrey ASSIER – Dermatologie et allergologie
Dr Sophie BARTIER – ORL
Dr Thomas BETTUZZI – Dermatologie
Pr Olivier CHOSIDOW – Dermatologie
Dr Antoine GAILLET – Réanimation médicale
Pr Sophie HUE – Immunologie
Dr Sophie LALEVÉE – Dermatologie
Pr Jean-Pascal LEFAUCHEUR – Neurologie
Pr Nicolas ORTONNE – Anatomie pathologique
Dr Christophe RODRIGUEZ – Microbiologie
Pr Émilie SBIDIAN – Dermatologie
Dr Narimane TERKMANE – Ophtalmologie
Dr Laure THOMAS – Pharmacovigilance
Dr Amandine WEILL – Dermatologie
Dr Karim ZAGHBIB – Psychiatrie

Mme Aline ALVES – Infirmière
Mme Karine CHAZELAS – Psychologue
Mme Audrey COLIN – Infirmière
Mme Édith COURTOIS – Diététicienne
Mme Rachida OUEDRAOGO – Infirmière
Mme Joséphine REDLICH – Assistante Sociale

Dermatose à IgA linéaire médicamenteuse
DRESS – Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse
Érythème pigmenté fixe
Érythème pigmenté fixe bulleux généralisé
Érythème polymorphe
Nécrolyse épidermique toxique
Pustulose Exanthématique Aiguë Généralisée – PEAG 
Syndrome de Lyell – Nécrolyse épidermique toxique
Syndrome de Stevens-Johnson

Hôpital Henri-Mondor – AP-HP
Service de dermatologie
Ascenseurs jaunes – 5ème étage
51 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
94000 Créteil

Secrétariat – Mme Audrey Clément
Tél. : 01 49 81 25 12
Hôpital de jour – Tél. : 01 49 81 25 18
Hospitalisation – Tél. : 01 49 81 25 21
E-mail : contact@toxibul.fr ou toxibul@esmaramaladiesrares.fr

Formulaire de contact dédié
Site internet

Urgences dermatologiques
Tél. : 01 49 81 21 11 DECT 36053

Réanimateur médical de garde
Tél. : 01 49 81 21 11 DECT 36494

Avis dermatologiques urgents
E-mail : telderm.mondor@aphp.fr

Métro
Ligne 8
Créteil-Balard – Arrêt Créteil – L’Échat

Bus
104 – 172 – 217 – 281
Arrêt Henri-Mondor

Transval et 392
Arrêt Eglise de Créteil

Cars
APTR-SETRA
Créteil – Brie-Comte-Robert
Arrêt Créteil – L’échât

APTR-STRAV
Créteil – Brunoy
Arrêt Créteil – l’Échat

Nom de la RCP : dermatoses bulleuses et toxidermies graves
Nom du responsable : Pr Saskia ORO.
Rythme mensuel.

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